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Notre conduite envers nous-mêmes et envers les autres: Pensées de Schopenhauer
Coles
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Notre conduite envers nous-mêmes et envers les autres: Pensées de Schopenhauer in Vernon, BC
By None
Current price: $8.99

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Je considère comme la règle suprême de toute sagesse dans la vie la proposition énoncée par Aristote: «Le sage poursuit l’absence de douleur et non le plaisir ». La vérité de cette sentence repose sur ce que tout plaisir et tout bonheur sont de nature négative, la douleur par contre de nature positive... Quand notre corps tout entier est sain et intact, sauf une petite place blessée ou douloureuse, la conscience cesse de percevoir la santé du tout ; l’attention se dirige tout entière sur la douleur de la partie lésée, et le plaisir, déterminé par le sentiment total de l’existence, s’efface. De même, quand toutes nos affaires marchent à notre gré, sauf une seule qui va à l’encontre, c’est celle-ci, fût-elle de minime importance, qui nous trotte constamment par la cervelle, c’est sur elle que se reporte toujours notre pensée et rarement sur les autres choses, plus importantes, qui marchent à notre souhait. Dans les deux cas, c’est la volonté qui est lésée, la première fois telle qu’elle s’objective dans l’organisme, la seconde fois dans les efforts de l’homme ; nous voyons, dans les deux cas, que sa satisfaction n’agit jamais que négativement, et que, par conséquent, elle n’est pas éprouvée directement du tout ; c’est tout au plus par voie réflexe qu’elle arrive à la conscience. Ce qu’il y a de positif au contraire, c’est l’empêchement de la volonté, lequel se manifeste directement aussi. Tout plaisir consiste à supprimer cet empêchement, à s’en affranchir, et ne saurait être, par conséquent, que de courte durée.
Je considère comme la règle suprême de toute sagesse dans la vie la proposition énoncée par Aristote: «Le sage poursuit l’absence de douleur et non le plaisir ». La vérité de cette sentence repose sur ce que tout plaisir et tout bonheur sont de nature négative, la douleur par contre de nature positive... Quand notre corps tout entier est sain et intact, sauf une petite place blessée ou douloureuse, la conscience cesse de percevoir la santé du tout ; l’attention se dirige tout entière sur la douleur de la partie lésée, et le plaisir, déterminé par le sentiment total de l’existence, s’efface. De même, quand toutes nos affaires marchent à notre gré, sauf une seule qui va à l’encontre, c’est celle-ci, fût-elle de minime importance, qui nous trotte constamment par la cervelle, c’est sur elle que se reporte toujours notre pensée et rarement sur les autres choses, plus importantes, qui marchent à notre souhait. Dans les deux cas, c’est la volonté qui est lésée, la première fois telle qu’elle s’objective dans l’organisme, la seconde fois dans les efforts de l’homme ; nous voyons, dans les deux cas, que sa satisfaction n’agit jamais que négativement, et que, par conséquent, elle n’est pas éprouvée directement du tout ; c’est tout au plus par voie réflexe qu’elle arrive à la conscience. Ce qu’il y a de positif au contraire, c’est l’empêchement de la volonté, lequel se manifeste directement aussi. Tout plaisir consiste à supprimer cet empêchement, à s’en affranchir, et ne saurait être, par conséquent, que de courte durée.


















