
Choice Made Simple!
Too many options?Click below to purchase an online gift card that can be used at participating retailers in Village Green Shopping Centre and continue your shopping IN CENTRE!Purchase HereHome
L'histoire confisquée de la destruction des Juifs d'Europe : Usages d'une tragédie
Coles
Loading Inventory...
L'histoire confisquée de la destruction des Juifs d'Europe : Usages d'une tragédie in Vernon, BC
Current price: $26.99

Coles
L'histoire confisquée de la destruction des Juifs d'Europe : Usages d'une tragédie in Vernon, BC
Current price: $26.99
Loading Inventory...
Size: Kobo eBook
*Product information may vary - to confirm product availability, pricing, shipping and return information please contact Coles
Des décennies durant, on a cru que la catastrophe juive délégitimerait pour toujours l’antisémitisme. Pourtant, dès 1946, des pogroms étaient perpétrés en Pologne et, en France, les années 2000 ont vu grandir un antisémitisme inédit depuis la guerre. Si le génocide a débordé depuis longtemps le cadre des communautés juives, jusqu’à devenir en Occident un événement culturel, ça et là apparaissent des critiques sur la place qu’il prend dans la mémoire collective. Ce sentiment de saturation relève en réalité d’une société qui a fait du génocide un alpha et un oméga de la création : à l’inverse du but recherché, cette centralité mémorielle a fini par empêcher de penser le présent. La tragédie semble réduite à un slogan incolore, les « heures les plus sombres de notre histoire », qui nous fait oublier que ce présent est gros de tragédies nouvelles. Dans le même élan, l’histoire juive se trouve accaparée et accusée de masquer les autres récits, sans que personne n’ait au final tiré de leçons du passé.
Des décennies durant, on a cru que la catastrophe juive délégitimerait pour toujours l’antisémitisme. Pourtant, dès 1946, des pogroms étaient perpétrés en Pologne et, en France, les années 2000 ont vu grandir un antisémitisme inédit depuis la guerre. Si le génocide a débordé depuis longtemps le cadre des communautés juives, jusqu’à devenir en Occident un événement culturel, ça et là apparaissent des critiques sur la place qu’il prend dans la mémoire collective. Ce sentiment de saturation relève en réalité d’une société qui a fait du génocide un alpha et un oméga de la création : à l’inverse du but recherché, cette centralité mémorielle a fini par empêcher de penser le présent. La tragédie semble réduite à un slogan incolore, les « heures les plus sombres de notre histoire », qui nous fait oublier que ce présent est gros de tragédies nouvelles. Dans le même élan, l’histoire juive se trouve accaparée et accusée de masquer les autres récits, sans que personne n’ait au final tiré de leçons du passé.



















