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Les Larmes funebres : 1577
Coles
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Les Larmes funebres : 1577 in Vernon, BC
By None
Current price: $32.99

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Un poète méconnu que ce Christofle Du Pré, sieur de Passy en Brie, dont le nom n’évoque en général que le titre qu’il a choisi pour son recueil poétique. On sait que les autres membres de sa famille appartiennent au Parlement de Paris, et lui-même, sans que l’on puisse préciser la nature de ses liens avec le Parlement, contribue par une odelette à La main d’Etienne Pasquier, recueil collectif de pièces composées à l’occasion des " Grands Jours de Troyes " de 1583. Un des sonnets liminaires des Larmes funebres nous apprend qu’il s’est rendu à Constantinople après la Saint-Barthélémy, peut-être missionné dans le cadre de fonctions au Parlement.
De retour de Constantinople, il épouse une veuve, Antoinette de Faucon ; quatre ans plus tard, en juillet 1577, elle meurt. Cette tragédie personnelle inspire à Du Pré Les larmes funebres, soixante-quinze sonnets et trois odes en mémoire de la disparue qui font de leur auteur, Passy, le Passionné par excellence, au sens christique du mot. Ce canzoniere très particulier est aussi une prise de position en faveur de l’amour conjugal – singularité revendiquée haut et fort, au moment même où Amadis Jamyn publie Le misogame et où Philippe Desportes, le poète à la mode, donne à lire des stances contre le mariage.
Un poète méconnu que ce Christofle Du Pré, sieur de Passy en Brie, dont le nom n’évoque en général que le titre qu’il a choisi pour son recueil poétique. On sait que les autres membres de sa famille appartiennent au Parlement de Paris, et lui-même, sans que l’on puisse préciser la nature de ses liens avec le Parlement, contribue par une odelette à La main d’Etienne Pasquier, recueil collectif de pièces composées à l’occasion des " Grands Jours de Troyes " de 1583. Un des sonnets liminaires des Larmes funebres nous apprend qu’il s’est rendu à Constantinople après la Saint-Barthélémy, peut-être missionné dans le cadre de fonctions au Parlement.
De retour de Constantinople, il épouse une veuve, Antoinette de Faucon ; quatre ans plus tard, en juillet 1577, elle meurt. Cette tragédie personnelle inspire à Du Pré Les larmes funebres, soixante-quinze sonnets et trois odes en mémoire de la disparue qui font de leur auteur, Passy, le Passionné par excellence, au sens christique du mot. Ce canzoniere très particulier est aussi une prise de position en faveur de l’amour conjugal – singularité revendiquée haut et fort, au moment même où Amadis Jamyn publie Le misogame et où Philippe Desportes, le poète à la mode, donne à lire des stances contre le mariage.


















