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Les fonctions de la Grèce et de Rome dans la propagation du Christianisme
Coles
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Les fonctions de la Grèce et de Rome dans la propagation du Christianisme in Vernon, BC
By None
Current price: $4.99

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On oublie que le christianisme, dans le monde romain même, où il fut premièrement accepté, ne jeta tout son éclat que dans les pays où l’hellénisme s’était le plus développé et que, là où il l’était moins le paganisme a le plus résisté. « La chrétienté, a dit Amédée Thierry, pénétra où la Romanité s’arrêta et fut la seconde forme, ajoute-t-il, sous laquelle Rome poursuivit ses conquêtes. » Ce ne fut cependant pas Rome qui l’y conduisit. Lorsque le christianisme a commencé à pénétrer chez ces nations et dans ces pays, Rome était à peine chrétienne en elle-même, et le peu de christianisme qui s’y trouvait n’existait que sous la forme grecque et nullement romaine comme nous le démontrerons plus loin. Ainsi, il me semble que le second trait de cette remarque de Thierry doit être entendu en ce sens que Rome chrétienne à l’instar de Rome païenne a su bien l’exploiter pour l’extension de sa domination.
On peut néanmoins dire d’une autre manière, si l’on veut, que le génie de Rome a contribué, lui aussi, au triomphe du christianisme, mais comme un stimulant qui provoque la réaction, par la guerre qu’il lui a suscitée et les persécutions qu’il a exercées contre ses adeptes...
On oublie que le christianisme, dans le monde romain même, où il fut premièrement accepté, ne jeta tout son éclat que dans les pays où l’hellénisme s’était le plus développé et que, là où il l’était moins le paganisme a le plus résisté. « La chrétienté, a dit Amédée Thierry, pénétra où la Romanité s’arrêta et fut la seconde forme, ajoute-t-il, sous laquelle Rome poursuivit ses conquêtes. » Ce ne fut cependant pas Rome qui l’y conduisit. Lorsque le christianisme a commencé à pénétrer chez ces nations et dans ces pays, Rome était à peine chrétienne en elle-même, et le peu de christianisme qui s’y trouvait n’existait que sous la forme grecque et nullement romaine comme nous le démontrerons plus loin. Ainsi, il me semble que le second trait de cette remarque de Thierry doit être entendu en ce sens que Rome chrétienne à l’instar de Rome païenne a su bien l’exploiter pour l’extension de sa domination.
On peut néanmoins dire d’une autre manière, si l’on veut, que le génie de Rome a contribué, lui aussi, au triomphe du christianisme, mais comme un stimulant qui provoque la réaction, par la guerre qu’il lui a suscitée et les persécutions qu’il a exercées contre ses adeptes...


















