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Les écoles de dessin au XVIIIe siècle: Entre arts libéraux et arts mécaniques
Coles
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Les écoles de dessin au XVIIIe siècle: Entre arts libéraux et arts mécaniques in Vernon, BC
By None
Current price: $12.99

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Les écoles de dessin qui se créent au xviiie siècle représentent la première forme d’un enseignement professionnel publique et gratuit. Connues à travers des monographies ou des études locales, elles n’ont jusqu’à ce jour pas fait l’objet d’un travail historique d’ensemble. Le présent ouvrage comble cette lacune. L’auteur rappelle d’abord le contexte économique, social et culturel de ces créations. L’analyse minutieuse de sources nationales, régionales et municipales permet ensuite de préciser les étapes de la mise en place des écoles et leur fonctionnement : financement, équipement des classes, matériel nécessaire aux leçons, mais aussi recrutement et obligations des professeurs et des élèves, contenus et méthodes pédagogiques. Les écoles de dessin intéressent de nombreux métiers qui y trouvent l’apport théorique complémentaire de l’apprentissage pratique acquis auprès d’un maître. Ces nouvelles institutions cependant restent ambiguës, hésitant entre arts mécaniques et arts libéraux. Si elles sont destinées aux ouvriers et artisans, elles s’adressent également aux amateurs d’art et aux artistes, ce que montrent les genres enseignés (figure, bosse, modèle) et le recrutement des professeurs, calqués sur le modèle académique. La bivalence affichée entraîne une complexité des statuts institutionnels et des relations avec l’Académie royale de peinture et de sculpture, comme avec les métiers. Elle induit également une diversité des élèves qui fréquentent les écoles, ce que ne vivent ni les corporations ni les autres institutions scolaires. L’existence des écoles de dessin telles que définies dans ce travail cesse en 1793, lorsque sont supprimées les académies.
Les écoles de dessin qui se créent au xviiie siècle représentent la première forme d’un enseignement professionnel publique et gratuit. Connues à travers des monographies ou des études locales, elles n’ont jusqu’à ce jour pas fait l’objet d’un travail historique d’ensemble. Le présent ouvrage comble cette lacune. L’auteur rappelle d’abord le contexte économique, social et culturel de ces créations. L’analyse minutieuse de sources nationales, régionales et municipales permet ensuite de préciser les étapes de la mise en place des écoles et leur fonctionnement : financement, équipement des classes, matériel nécessaire aux leçons, mais aussi recrutement et obligations des professeurs et des élèves, contenus et méthodes pédagogiques. Les écoles de dessin intéressent de nombreux métiers qui y trouvent l’apport théorique complémentaire de l’apprentissage pratique acquis auprès d’un maître. Ces nouvelles institutions cependant restent ambiguës, hésitant entre arts mécaniques et arts libéraux. Si elles sont destinées aux ouvriers et artisans, elles s’adressent également aux amateurs d’art et aux artistes, ce que montrent les genres enseignés (figure, bosse, modèle) et le recrutement des professeurs, calqués sur le modèle académique. La bivalence affichée entraîne une complexité des statuts institutionnels et des relations avec l’Académie royale de peinture et de sculpture, comme avec les métiers. Elle induit également une diversité des élèves qui fréquentent les écoles, ce que ne vivent ni les corporations ni les autres institutions scolaires. L’existence des écoles de dessin telles que définies dans ce travail cesse en 1793, lorsque sont supprimées les académies.


















