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L'épopée des Adamites
Coles
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L'épopée des Adamites in Vernon, BC
By None
Current price: $11.99

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Les hominiens des temps paléolithiques s’acharnèrent — pendant des centaines de millénaires — à perfectionner la taille de leurs outils. Nous-mêmes, hommes du XXe siècle, avons mis vingt-cinq siècles à construire une science fondée sur la seule raison. Ces considérations nous portent à croire que tout progrès humain est l’effet d’un persévérant labeur, et de l’accumulation des découvertes faites par les générations antérieures. Pourtant, c’est tout à coup — et apparemment sans effort — qu’ « Homo Sapiens » acquiert l’art de peindre. Et la civilisation sumérienne naît sans que des générations d’astronomes aient — d’abord — observé les étoiles, et noté les particularités de leur marche. La langue sumérienne elle-même, que l’on tient pour la plus belle qui ait jamais été parlée, d’où nous vient-elle, puisque ses racines ne se trouvent dans aucune des langues antérieures ? Alors, faut-il considérer que le progrès de l’humanité n’est pas — nécessairement — l’effet du seul labeur de l’homme, mais peut aussi provenir de dons gratuits « tombés du ciel ». Ne convient-il pas, par exemple, d’imaginer que soit apparu — dans le courant du Ve millénaire — un être exceptionnel, doué de connaissances innées, lui permettant à la fois de s’exprimer à la perfection, et de donner le départ aux grandes civilisations ? C’est ce que n’hésite pas à faire Jean Rondot qui, sous le vocable « Homo Vere Sapiens », réinvente l’Adam de la Bible, attribuant son apparition à une étonnante mutation, qui n’aurait affecté en rien le squelette du personnage, mais seulement son psychisme, et peut-être son système nerveux. Et si, de nos jours, nous ne rencontrons plus sur la Terre de descendants de cette race adamitique surdouée, c’est sans doute qu’elle ne tarda pas à se fondre dans la masse des hominiens non mutés, comme le laisse entendre le passage de la Genèse relatif aux mariages entre fils de Dieu et filles des hommes.
Les hominiens des temps paléolithiques s’acharnèrent — pendant des centaines de millénaires — à perfectionner la taille de leurs outils. Nous-mêmes, hommes du XXe siècle, avons mis vingt-cinq siècles à construire une science fondée sur la seule raison. Ces considérations nous portent à croire que tout progrès humain est l’effet d’un persévérant labeur, et de l’accumulation des découvertes faites par les générations antérieures. Pourtant, c’est tout à coup — et apparemment sans effort — qu’ « Homo Sapiens » acquiert l’art de peindre. Et la civilisation sumérienne naît sans que des générations d’astronomes aient — d’abord — observé les étoiles, et noté les particularités de leur marche. La langue sumérienne elle-même, que l’on tient pour la plus belle qui ait jamais été parlée, d’où nous vient-elle, puisque ses racines ne se trouvent dans aucune des langues antérieures ? Alors, faut-il considérer que le progrès de l’humanité n’est pas — nécessairement — l’effet du seul labeur de l’homme, mais peut aussi provenir de dons gratuits « tombés du ciel ». Ne convient-il pas, par exemple, d’imaginer que soit apparu — dans le courant du Ve millénaire — un être exceptionnel, doué de connaissances innées, lui permettant à la fois de s’exprimer à la perfection, et de donner le départ aux grandes civilisations ? C’est ce que n’hésite pas à faire Jean Rondot qui, sous le vocable « Homo Vere Sapiens », réinvente l’Adam de la Bible, attribuant son apparition à une étonnante mutation, qui n’aurait affecté en rien le squelette du personnage, mais seulement son psychisme, et peut-être son système nerveux. Et si, de nos jours, nous ne rencontrons plus sur la Terre de descendants de cette race adamitique surdouée, c’est sans doute qu’elle ne tarda pas à se fondre dans la masse des hominiens non mutés, comme le laisse entendre le passage de la Genèse relatif aux mariages entre fils de Dieu et filles des hommes.


















