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Le temple enseveli
Coles
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Le temple enseveli in Vernon, BC
By None
Current price: $7.99

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Je parle pour ceux qui ne croient pas à l’existence d’un Juge unique, tout-puissant et infaillible, qui, penché jour et nuit sur nos pensées, nos sentiments et nos actions, maintient la justice en ce monde et la complète ailleurs. S’il n’y a pas de juge, y a-t-il une justice autre que celle organisée par les hommes, non point seulement par leurs lois et leurs tribunaux, mais encore dans toutes les relations sociales non soumises aux jugements positifs, et qui n’a d’ordinaire pour sanction que l’opinion, la confiance ou la méfiance, l’approbation et l’improbation de ceux qui nous entourent ? N’y a-t-il rien au-dessus de celle-ci ? Ce qui dans la morale de l’univers paraît souvent si inexplicable que les hommes se croient pour ainsi dire forcés de croire à l’existence d’un juge intelligent, peut-on le ramener à la justice sociale, et l’expliquer par elle ?...
Nous toucherons naturellement à la justice sociale, c’est-à-dire à la justice que nous nous rendons mutuellement dans la vie, mais nous ne parlerons pas de la justice légale ou positive, qui n’est que l’organisation d’une partie de la justice sociale. Nous nous occuperons surtout de cette justice imprécise mais efficace, insaisissable mais inévitable, qui accompagne et imprègne, approuve ou désapprouve, récompense ou punit toutes les actions de notre vie. Vient-elle du dehors ? Existe-t-il, indépendant de l’homme, dans l’univers et dans les choses, un principe moral infrangible et indécevable ? Y a-t-il, en un mot, une justice qu’on pourrait appeler la justice physique ? Ou bien cette justice sort-elle tout entière de l’homme, est-elle tout intérieure alors même qu’elle agit au dehors ? et, pour tout résumer en un autre mot, n’existe-t-il qu’une justice psychologique ?
Je parle pour ceux qui ne croient pas à l’existence d’un Juge unique, tout-puissant et infaillible, qui, penché jour et nuit sur nos pensées, nos sentiments et nos actions, maintient la justice en ce monde et la complète ailleurs. S’il n’y a pas de juge, y a-t-il une justice autre que celle organisée par les hommes, non point seulement par leurs lois et leurs tribunaux, mais encore dans toutes les relations sociales non soumises aux jugements positifs, et qui n’a d’ordinaire pour sanction que l’opinion, la confiance ou la méfiance, l’approbation et l’improbation de ceux qui nous entourent ? N’y a-t-il rien au-dessus de celle-ci ? Ce qui dans la morale de l’univers paraît souvent si inexplicable que les hommes se croient pour ainsi dire forcés de croire à l’existence d’un juge intelligent, peut-on le ramener à la justice sociale, et l’expliquer par elle ?...
Nous toucherons naturellement à la justice sociale, c’est-à-dire à la justice que nous nous rendons mutuellement dans la vie, mais nous ne parlerons pas de la justice légale ou positive, qui n’est que l’organisation d’une partie de la justice sociale. Nous nous occuperons surtout de cette justice imprécise mais efficace, insaisissable mais inévitable, qui accompagne et imprègne, approuve ou désapprouve, récompense ou punit toutes les actions de notre vie. Vient-elle du dehors ? Existe-t-il, indépendant de l’homme, dans l’univers et dans les choses, un principe moral infrangible et indécevable ? Y a-t-il, en un mot, une justice qu’on pourrait appeler la justice physique ? Ou bien cette justice sort-elle tout entière de l’homme, est-elle tout intérieure alors même qu’elle agit au dehors ? et, pour tout résumer en un autre mot, n’existe-t-il qu’une justice psychologique ?


















