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La semaine des petites douleurs
Coles
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La semaine des petites douleurs in Vernon, BC
Current price: $11.99

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En Normandie, Madame Veuve inaugure une nouvelle phase de son destin en s'installant dans un appartement neuf. À Paris, sa fille unique, qu'elle appelle Princesse, va aussi de déménagement en déménagement. L'instabilité, en somme, règne dans leur vie comme elle règne dans leurs rapports. Les deux femmes se poursuivent et s'irritent réciproquement, elles gaffent en permanence à force de chercher passionnément le ton juste. Car ces hésitations, ces faux pas, ces exaspérations se déroulent sur le fond d'un très profond attachement. Ainsi en va-t-il, le plus souvent, des mères et des filles. Les deux héroïnes, à la fois touchantes et cocasses, de Françoise Hamel ont d'autant plus de mal à trouver leur accord, qu'elles pataugent dans le même bain de culpabilité. Madame Veuve se reproche le défunt père – un capitaine caractériel – qu'elle a infligé à sa fille, Princesse s'en veut de lui en vouloir. C'est pourquoi l'une et l'autre s'efforcent, mais toujours à contretemps, de réinventer leur relation en lui apportant légèreté, voire fantaisie. Cette légèreté est également celle du roman lui-même. Françoise Hamel se défie des pesantes investigations psychologiques. Ce qu'elle retient, pour les livrer à notre sagacité, ce sont les multiples figures de l'étrange ballet où s'enferment les deux femmes. L'observation quotidienne alterne, ici, avec la drôlerie décapante, l'humour narquois avec la plus poignante émotion. Et tous ces moments, subtilement fixés, finissent par composer pour nous le parcours d'une très pure histoire d'amour.
En Normandie, Madame Veuve inaugure une nouvelle phase de son destin en s'installant dans un appartement neuf. À Paris, sa fille unique, qu'elle appelle Princesse, va aussi de déménagement en déménagement. L'instabilité, en somme, règne dans leur vie comme elle règne dans leurs rapports. Les deux femmes se poursuivent et s'irritent réciproquement, elles gaffent en permanence à force de chercher passionnément le ton juste. Car ces hésitations, ces faux pas, ces exaspérations se déroulent sur le fond d'un très profond attachement. Ainsi en va-t-il, le plus souvent, des mères et des filles. Les deux héroïnes, à la fois touchantes et cocasses, de Françoise Hamel ont d'autant plus de mal à trouver leur accord, qu'elles pataugent dans le même bain de culpabilité. Madame Veuve se reproche le défunt père – un capitaine caractériel – qu'elle a infligé à sa fille, Princesse s'en veut de lui en vouloir. C'est pourquoi l'une et l'autre s'efforcent, mais toujours à contretemps, de réinventer leur relation en lui apportant légèreté, voire fantaisie. Cette légèreté est également celle du roman lui-même. Françoise Hamel se défie des pesantes investigations psychologiques. Ce qu'elle retient, pour les livrer à notre sagacité, ce sont les multiples figures de l'étrange ballet où s'enferment les deux femmes. L'observation quotidienne alterne, ici, avec la drôlerie décapante, l'humour narquois avec la plus poignante émotion. Et tous ces moments, subtilement fixés, finissent par composer pour nous le parcours d'une très pure histoire d'amour.


















