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Kate et Anna font de la musique
Coles
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Kate et Anna font de la musique in Vernon, BC
By None
Current price: $10.99

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Size: Kobo eBook
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Un disque joue. L’enfant écoute. Guitares, percussions, le glissando d’un harmonica, les lignes mélodiques s’additionnent jusqu’à l’éclosion : une voix chante, suivie d’une autre aussi discrète, à peine plus flûtée – on pourrait presque croire que c’est la même. Le monde se découvre. Kate et Anna McGarrigle font de la musique comme l’orant formule sa prière : elles ferment les yeux et disparaissent. Jailli dans la proximité de leurs voix, Kate et Anna font de la musique est un long poème écrit d’un souffle. L’élan se heurte à la ponctuation des vers très courts, hachures, suspensions qui marquent chaque instant comme autant de présents absolus. « Je bégaie comme un désespéré devant une rose. / Je résiste. / Je m’acharne. / Les cloches m’aiment. / Je veux la démence. / Une bague. / Un songe. / Aucune miséricorde. / J’ai faim. / Je regorge. / J’hallucine. » À l’écoute des mouvements intimes que suscite l’expérience esthétique, Philippe Drouin nous convie à une sortie de soi avec ce poème aussi cassant que lyrique, aussi grave qu’emporté.
Un disque joue. L’enfant écoute. Guitares, percussions, le glissando d’un harmonica, les lignes mélodiques s’additionnent jusqu’à l’éclosion : une voix chante, suivie d’une autre aussi discrète, à peine plus flûtée – on pourrait presque croire que c’est la même. Le monde se découvre. Kate et Anna McGarrigle font de la musique comme l’orant formule sa prière : elles ferment les yeux et disparaissent. Jailli dans la proximité de leurs voix, Kate et Anna font de la musique est un long poème écrit d’un souffle. L’élan se heurte à la ponctuation des vers très courts, hachures, suspensions qui marquent chaque instant comme autant de présents absolus. « Je bégaie comme un désespéré devant une rose. / Je résiste. / Je m’acharne. / Les cloches m’aiment. / Je veux la démence. / Une bague. / Un songe. / Aucune miséricorde. / J’ai faim. / Je regorge. / J’hallucine. » À l’écoute des mouvements intimes que suscite l’expérience esthétique, Philippe Drouin nous convie à une sortie de soi avec ce poème aussi cassant que lyrique, aussi grave qu’emporté.



















