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Dialogues sur la religion naturelle
Coles
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Dialogues sur la religion naturelle in Vernon, BC
By None
Current price: $4.68

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Après avoir joint la compagnie que je trouvais rassemblée dans la bibliothèque de Cléanthe, Déméa fit quelques compliments à Cléanthe du soin qu’il prenait de mon éducation et de la constance inébranlable avec laquelle il persévérait dans ses amitiés.
– Le père de Pamphile, dit-il, était votre intime ami : le fils est votre élève ; on peut même le regarder comme votre fils adoptif, à n’en juger que par les peines que vous prenez pour l’instruire dans toutes les branches de la littérature et des sciences. Je ne doute pas que votre prudence n’égale vos talents. En conséquence, je vous ferai part d’une maxime que j’ai suivie dans l’éducation de mes enfants : je voudrais savoir à quel point elle peut cadrer avec ce que vous avez pratiqué. La méthode que j’observe pour leur éducation est fondée sur ces paroles d’un ancien : « Pour acquérir la philosophie, il faut commencer par la dialectique, passer ensuite à la morale, puis à la physique et finir par la science qui nous instruit de la nature des Dieux. » Cette dernière science étant, selon lui, la plus profonde et la plus abstraite de toutes, il fallait avoir le jugement le plus mûr pour l’étudier. On ne pouvait en confier les mystères qu’aux esprits déjà pourvus des trésors de toutes les autres sciences...
Après avoir joint la compagnie que je trouvais rassemblée dans la bibliothèque de Cléanthe, Déméa fit quelques compliments à Cléanthe du soin qu’il prenait de mon éducation et de la constance inébranlable avec laquelle il persévérait dans ses amitiés.
– Le père de Pamphile, dit-il, était votre intime ami : le fils est votre élève ; on peut même le regarder comme votre fils adoptif, à n’en juger que par les peines que vous prenez pour l’instruire dans toutes les branches de la littérature et des sciences. Je ne doute pas que votre prudence n’égale vos talents. En conséquence, je vous ferai part d’une maxime que j’ai suivie dans l’éducation de mes enfants : je voudrais savoir à quel point elle peut cadrer avec ce que vous avez pratiqué. La méthode que j’observe pour leur éducation est fondée sur ces paroles d’un ancien : « Pour acquérir la philosophie, il faut commencer par la dialectique, passer ensuite à la morale, puis à la physique et finir par la science qui nous instruit de la nature des Dieux. » Cette dernière science étant, selon lui, la plus profonde et la plus abstraite de toutes, il fallait avoir le jugement le plus mûr pour l’étudier. On ne pouvait en confier les mystères qu’aux esprits déjà pourvus des trésors de toutes les autres sciences...


















