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Comprendre le mal
Coles
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Comprendre le mal in Vernon, BC
By None
Current price: $20.43

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Comprendre le mal
L'Inquisition et la Shoah face à face
La question du mal serait assez simple si la science pouvait y répondre, car si elle pouvait y répondre, c'est qu'en vérité la question du mal à proprement parler ne se poserait pas, mais simplement celle du malheur : de toutes ces choses qui « font mal » à l'homme.
Le mal, c'est toujours un homme qui le fait, à un autre homme. Il engage la conscience et la liberté. A partir de là, le mal est à comprendre ; entendons : il intéresse la philosophie. Même plus : la philosophie a le devoir de se saisir de la question du mal afin de ne pas la laisser entre les mains des théologies et des idéologies de tous ordres, qui sont toujours promptes à désigner le mal comme étant le fait des « autres » et à se faire ainsi, en toute bonne conscience, productrices de discours qui préparent les plus grands carnages de l'Histoire.
Si, dans le projet de compréhension du mal déployé dans ce livre, l'Inquisition et la Shoah sont convoquées, c'est parce qu'elles offrent l'une et l'autre à observer et à penser le mal jusqu'à ses principes les plus fondamentaux. Un mal inouï car institutionnalisé, systématisé, d'un côté par une théologie politisée, de l'autre par une politique « mysticisée ». Mais, en dépit de cette parenté dans le mal, l'Inquisition et la Shoah développent à l'extrême des figures du mal qui s'opposent et s'entre-excluent. Il s'agit donc aussi de repérer les différences afin de proposer une compréhension du mal évitant les simplifications de l'analyse et rendant ainsi compte de l'extrême complexité du sujet.
Comprendre le mal
L'Inquisition et la Shoah face à face
La question du mal serait assez simple si la science pouvait y répondre, car si elle pouvait y répondre, c'est qu'en vérité la question du mal à proprement parler ne se poserait pas, mais simplement celle du malheur : de toutes ces choses qui « font mal » à l'homme.
Le mal, c'est toujours un homme qui le fait, à un autre homme. Il engage la conscience et la liberté. A partir de là, le mal est à comprendre ; entendons : il intéresse la philosophie. Même plus : la philosophie a le devoir de se saisir de la question du mal afin de ne pas la laisser entre les mains des théologies et des idéologies de tous ordres, qui sont toujours promptes à désigner le mal comme étant le fait des « autres » et à se faire ainsi, en toute bonne conscience, productrices de discours qui préparent les plus grands carnages de l'Histoire.
Si, dans le projet de compréhension du mal déployé dans ce livre, l'Inquisition et la Shoah sont convoquées, c'est parce qu'elles offrent l'une et l'autre à observer et à penser le mal jusqu'à ses principes les plus fondamentaux. Un mal inouï car institutionnalisé, systématisé, d'un côté par une théologie politisée, de l'autre par une politique « mysticisée ». Mais, en dépit de cette parenté dans le mal, l'Inquisition et la Shoah développent à l'extrême des figures du mal qui s'opposent et s'entre-excluent. Il s'agit donc aussi de repérer les différences afin de proposer une compréhension du mal évitant les simplifications de l'analyse et rendant ainsi compte de l'extrême complexité du sujet.



















