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Abu Nizar – Première partie
Coles
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Abu Nizar – Première partie in Vernon, BC
By None
Current price: $5.99

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« Voyez-vous, monsieur Banel, un flocon de neige est ce qu’il y a de plus insignifiant dans ce bas monde. Ça n’a pas de destin, ça n’a pas d’avenir, ça tombe au gré du vent. La moindre chaleur, un rayon de soleil, les paumes d’un enfant… et il n’est plus. Voyez-vous que par un miracle de Dieu, le mien ou le vôtre, ce flocon se transforme en boule de neige. Et qu’elle tombe et elle roule, et qu’elle grossit, et qu’elle grandit. Et que par son propre miracle, elle devient avalanche. Voyez-vous qu’il y a un village sur son chemin, dans lequel se trouvent les meilleurs hommes sur terre et les pires diables de la création. Les deux. Et que cette avalanche les emporte tous, sans discernement… pois chiches et raisins secs. Diriez-vous qu’elle a bien tué ou qu’elle a mal tué ? Diriez-vous que c’est l’avalanche qui les a tués ou que c’est le flocon de neige ? Moi… je ne suis qu’un insignifiant flocon de neige dans cette putain de tempête. Voyez-vous mon avalanche, monsieur Banel ? »
« Voyez-vous, monsieur Banel, un flocon de neige est ce qu’il y a de plus insignifiant dans ce bas monde. Ça n’a pas de destin, ça n’a pas d’avenir, ça tombe au gré du vent. La moindre chaleur, un rayon de soleil, les paumes d’un enfant… et il n’est plus. Voyez-vous que par un miracle de Dieu, le mien ou le vôtre, ce flocon se transforme en boule de neige. Et qu’elle tombe et elle roule, et qu’elle grossit, et qu’elle grandit. Et que par son propre miracle, elle devient avalanche. Voyez-vous qu’il y a un village sur son chemin, dans lequel se trouvent les meilleurs hommes sur terre et les pires diables de la création. Les deux. Et que cette avalanche les emporte tous, sans discernement… pois chiches et raisins secs. Diriez-vous qu’elle a bien tué ou qu’elle a mal tué ? Diriez-vous que c’est l’avalanche qui les a tués ou que c’est le flocon de neige ? Moi… je ne suis qu’un insignifiant flocon de neige dans cette putain de tempête. Voyez-vous mon avalanche, monsieur Banel ? »


















